Bill

J’ai reçu mon diagnostic de la maladie d’Alzheimer il y a huit ans, à l’âge de 78 ans.

Je ne pouvais rien y faire. J’avais peur de perdre mon indépendance et de ne plus pouvoir conduire. L’annonce du diagnostic m’a fait vaciller. J’avais un tempérament solide… mais maintenant, je suis le courant. C’est comme ça… et qu’est-ce qu’on peut y faire?

Depuis l’annonce du diagnostic, les membres du personnel médical ont été bons envers moi. Ils sont gentils et font leur travail.

Je vois souvent ma fille. Elle me parle beaucoup et parfois, ça me dépasse un peu. Elle a appris autant de choses qu’elle pouvait sur la maladie pour essayer de m’aider… mais la stigmatisation est très présente. Les affaires ne sont plus les même et les gens me traitent différemment. C’est difficile à expliquer, mais j’ai l’impression qu’ils ont plus peur. J’essaie de ne pas trop y penser. Je vis avec… c’est tout.

L’Alzheimer… ce n’est pas super. La vie est différente. On ne peut plus faire ce qu’on avait l’habitude de faire, et, de toute façon, la question ne se pose même pas. J’ai travaillé dur pour tout ce que j’ai dans la vie. J’étais propriétaire de Bill’s Burner Service et j’ai bâti ma propre maison. La clé du bonheur pour moi, c’est d’acheter beaucoup de belles voitures et de beaux camions. Vendre ma Cadillac Fleetwood Brougham fut très difficile pour moi.

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