Luc

VOICI MES CONSEILS POUR VOUS AIDER À COMPRENDRE :

  • Je crois que pour convaincre les gens que ce genre de maladie peut « arriver à tout le monde», il faut tout d’abord être capable de s’en convaincre soi-même. Il faut faire un grand travail personnel de réflexion ou d’introspection. Je vois plus la maladie comme un « grain de sel » qui vient déranger les rouages bien huilés de la vie. Je sais très bien que mon état va se détériorer, mais je ne suis pas encore au stade final de la maladie et la vie me réserve encore beaucoup de surprises. Alors, je veux rester positif, même si mon neurologue m’a fait toutes les mises en garde nécessaires.
  • La question ne se résume pas uniquement à « Comment vivre maintenant? », mais à « Comment vivre pleinement la vie et jouir de tout ce qu’elle peut encore m’offrir? »  Il ne faut pas se leurrer : c’est une maladie grave.
  • Je conçois parfaitement que les personnes atteintes puissent réagir de manières différentes. Quoi qu’on dise, nous sommes des êtres singuliers dans une réalité plurielle. Et je m’en rends compte grâce à mes nouvelles activités à la Société Alzheimer de Montréal. Je participe à des groupes de soutien composés de diverses personnes correspondant à des stades plus ou moins avancés de la maladie. Je suis le plus jeune, mais je me sens bien.

La maladie d’Alzheimer frappe sans crier gare et sans distinction. Je n’ai pas échappé à la règle et j’ai appris la nouvelle il y a environ quatre ans. J’avais 58 ans. Jamais je n’aurais cru être atteint d’un trouble cognitif.

Quand le diagnostic est tombé, bien entendu, j’étais sous le choc. Heureusement, ma conjointe est là pour m’épauler et je suis encore capable de faire beaucoup de choses par moi-même. Je nettoie mes vêtements, je repasse et je fais le ménage. J’ai toujours eu des centres d’intérêt très divers : j’aime travailler le bois, j’étais denturologiste et je fais du bénévolat à la SPCA. Bref, je suis très manuel et très volontaire… et ça m’aide au quotidien.

Pour tout vous dire, la pire conséquence de mon diagnostic, c’est quand on a retiré mon permis de conduire. Étant très libre de nature, le fait de devoir y renoncer et prendre les transports en commun a été difficile.

Le système de soins de santé

Les professionnels de la santé m’ont traité normalement. Sans plus. De même pour les personnes de mon entourage et mes proches : je n’ai pas remarqué de changement d’attitude. Ils me croient encore lucide… et je le suis, mais j’apprends à vivre avec ma nouvelle réalité.

VOICI MES CONSEILS POUR VOUS AIDER À COMPRENDRE :

  • Je crois que pour convaincre les gens que ce genre de maladie peut « arriver à tout le monde», il faut tout d’abord être capable de s’en convaincre soi-même. Il faut faire un grand travail personnel de réflexion ou d’introspection. Je vois plus la maladie comme un « grain de sel » qui vient déranger les rouages bien huilés de la vie. Je sais très bien que mon état va se détériorer, mais je ne suis pas encore au stade final de la maladie et la vie me réserve encore beaucoup de surprises. Alors, je veux rester positif, même si mon neurologue m’a fait toutes les mises en garde nécessaires.
  • La question ne se résume pas uniquement à « Comment vivre maintenant? », mais à « Comment vivre pleinement la vie et jouir de tout ce qu’elle peut encore m’offrir? »  Il ne faut pas se leurrer : c’est une maladie grave.
  • Je conçois parfaitement que les personnes atteintes puissent réagir de manières différentes. Quoi qu’on dise, nous sommes des êtres singuliers dans une réalité plurielle. Et je m’en rends compte grâce à mes nouvelles activités à la Société Alzheimer de Montréal. Je participe à des groupes de soutien composés de diverses personnes correspondant à des stades plus ou moins avancés de la maladie. Je suis le plus jeune, mais je me sens bien.
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