Marlene

VOICI MES CONSEILS POUR VOUS AIDER À COMPRENDRE :

  • Il faut se souvenir que la personne est là et qu’elle ne peut pas toujours communiquer les soins avec compassion.
  • Un diagnostic de maladie cognitive ne signifie pas la fin. Trouvez les outils dont vous avez besoin pour interagir avec la personne atteinte.
  • Il vaut mieux être proactif que réactif. Apprenez tout ce que vous pouvez sur la maladie.
  • N’oubliez pas de prendre du temps pour vous. En tant qu’aidants, nous devons prendre soin de nous et de notre bien-être.
  • Écoutez les autres personnes qui vivent des expériences similaires. Riez avec elles. En fin de compte, nous faisons tous de notre mieux.

Ma mère est atteinte d’une maladie cognitive. En tant que fille, je voudrais faire quelque chose… mais je ne peux pas.

Avant qu’elle n’aille dans un foyer de soins personnels, j’étais son aidante principale. Elle oubliait des choses et elle déambulait dans la maison en pleine nuit. Elle se déshydratait, car elle ne se souvenait plus de manger ni de boire.

Lorsque notre famille a pris la décision de la placer, j’ai ressenti un mélange d’émotions, mais elle avait vraiment besoin de soins constants et, pour ma part, j’avais besoin de récupérer. Pour mes frères et sœurs, c’était encore difficile, car ils avaient leur propre idée sur la situation, mais ils ne comprenaient pas entièrement, car ce n’étaient pas eux qui vivaient avec elle. Mais je savais que c’était la meilleure décision à prendre; elle est maintenant dans un environnement sécuritaire et reçoit l’aide médicale nécessaire.

En chemin, j’ai reçu de l’aide. Sherry Asham du Peguis First Nation Health Centre m’a permis de comprendre la maladie en me confiant des informations sur les ressources existantes. Les ateliers de la Société Alzheimer m’ont enseigné comment trouver des ressources et des solutions, et ils m’ont ouvert les yeux sur ce que c’est d’être atteint d’une maladie cognitive.

J’ai appris à communiquer et à avoir des relations avec ma mère, mais aussi à faire preuve de plus de compassion et de compréhension. Je lui parle maintenant de ce qu’elle ressent sur le moment. Par exemple, elle a parfois des hallucinations. Elle dit « Tu vois ces gens là-bas? » J’avais l’habitude de lui répondre « Qui? Les personnes à la télévision? » Maintenant au lieu de discuter de ce qui n’existe pas, j’adopte une autre approche et lui dis « Wow… ça doit faire peur maman! »

Ce changement d’approche m’a permis de me rapprocher d’elle. Je la coiffe et nous passons tout simplement du temps en étant ensemble; je lui rends visite et nous faisons quelques activités dans son foyer, comme écouter de la musique.

En parlant avec d’autres personnes aux ateliers de la Société Alzheimer, j’ai compris que je n’étais pas seule. C’est extraordinaire d’écouter les histoires d’autres personnes et de rire ensemble. Ça m’aide à atténuer mes préoccupations et ça me donne un meilleur point de vue sur les choses. Les liens que je tisse, les ressources que je reçois et les témoignages personnels que j’entends m’aident à avoir une perspective positive sur la situation dans laquelle se trouve ma mère.

À l’intérieur, elle est encore la même personne que j’ai aimée toute ma vie et j’ai appris à communiquer cet amour par le biais d’actions positives.

VOICI MES CONSEILS POUR VOUS AIDER À COMPRENDRE :

  • Il faut se souvenir que la personne est là et qu’elle ne peut pas toujours communiquer les soins avec compassion.
  • Un diagnostic de maladie cognitive ne signifie pas la fin. Trouvez les outils dont vous avez besoin pour interagir avec la personne atteinte.
  • Il vaut mieux être proactif que réactif. Apprenez tout ce que vous pouvez sur la maladie.
  • N’oubliez pas de prendre du temps pour vous. En tant qu’aidants, nous devons prendre soin de nous et de notre bien-être.
  • Écoutez les autres personnes qui vivent des expériences similaires. Riez avec elles. En fin de compte, nous faisons tous de notre mieux.
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